Ces semaines pourries qui me font encore plus aimer la vie...

Il y a des semaines comme ça où rien ne va. Pire, tout va de travers. Non, en fait, il y a des semaines comme ça où on a juste envie de prendre notre baluchon et de nous barrer loin, très loin, seul, tout seul.

 

Il y a des semaines comme ça où les galères s'enchaînent à un point que tu te dis que tout a un lien.

 

 

Il y a des semaines comme ça où tu mets autant de temps pour aller bosser à 10 km de chez toi que pour faire Paris-Lyon en TGV (ouais, ok, quand il n'y a pas de grève. Effectivement).

 

Il y a des semaines comme ça où tu te dis que cette fois-ci le vase déborde et qu'il faut vraiment que tu changes de job. Tu te rends compte que tes journées de travail sont occupées par deux types de personnes: ceux qui portent une grande attention à tes demandes et ceux qui te demandent une grande attention. Avec ces derniers, c'est ma tension qui est grande, ils devraient faire attention...

 

Il y a des semaines comme ça où un banal achat de tringles à rideaux et de voilages te bouffe la moitié de ton budget vacances à venir et où tu pleures en disant adieu au plateau de fruits de mer que tu avais espéré pouvoir manger cet été.

 

Il y a des semaines comme ça où tu te retrouves un samedi pluvieux avec deux gamines malades qui savent presque chanter la Reine des Neiges en vomissant dans leur plumard et la seule envie que tu as c'est que l'on vienne te libérerrrrrrr, délivrerrrrrrrrrr... (put*** de chanson!!)

 

Il y a des semaines comme ça où tu te morfonds en te disant que vraiment, ta vie est pourrie.

 

Et puis, par-ci, par-là, dans ces semaines pourries, se glissent des petits moments de bonheur.

Le sourire de ta fille qui entre deux vomitos est juste trop fière de manger les cookies qu'elle a préparés avec toi.

La fierté de ton mari qui a installé un beau toboggan dans le jardin pour les deux ans de ta petite dernière.

Le bonheur de lire les messages si gentils de ta famille et de tes amis qui n'ont pas oublié l'anniversaire de ta Sauterelle.

La satisfaction d'avoir pu rendre service à un couple d'amis dans une galère d'un jour.

La joie de lire que la Maire de ta ville que tu apprécies beaucoup aime ce que tu écris dans ton blog.

 

Et puis aussi, il y a cette course que tu prépares. Cette Course des Héros de Paris à laquelle tu vas participer dans 8 jours maintenant. Cette course pour laquelle tu as réussi à récolter des fonds au profit de l'Association Grégory Lemarchal que tu soutiens et dont la cause te tient à cœur et bordel, ça t'en es super fière. Tu cours et tu ne sens pas la douleur. Parce que tu cours pour tout ceux qui eux en ressentent vraiment, de la douleur. Tout les jours. Toujours.

Alors tu réfléchis et tu te dis que non, vraiment, ta semaine était loin d'être pourrie. Parce que tu as la chance d'être en vie.

 

Tu te lèves, tu mets de la musique. Et tu souris. Parce que tu sais que oui, en effet, tout a un lien. Le lien.

 

 

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