Quand un gâteau de chou-fleur vous amène à vous faire exploser le cœur...

Dimanche matin, en balade en famille dans les bois,

observant amoureusement mes filles éclater de joie en voyant des canards dans un lac et marchant tranquillement main dans la main avec Tit Cœur, je réfléchissais à quelque chose d’hyper important. Le genre de truc tellement

important que vous ne pouvez pas ne pas y penser : qu’est-ce que j’allais faire à manger à midi ? (bah kwaaaa ?)

Voyez-vous, le fait est que j’adore cuisiner. Vraiment. Ca

épate souvent mes amis lorsque je dis ça, mais moi, cuisiner le soir en rentrant à la maison après une grosse journée de boulot et avoir géré en duo avec mon homme les filles pour le coucher, ça me détend. J’aime découper, trancher, émincer, saupoudrer, mélanger, humer les bonnes odeurs, j’aime les couleurs, les textures, les belles associations, la beauté d’un plat même le plus simple qui soit.

Mais avant même la préparation du repas, j’aime réfléchir à ce que je vais concocter et choisir avec soin ma recette en fonction de ce que j’ai dans le frigo et dans les placards.

 

Dimanche donc, je réfléchissais à cela. En sachant que nous essayons de manger équilibré et sain tout en tentant de réduire autant que possible notre production de déchets, il me fallait trouver une recette qui convienne à tout le monde et qui soit prête relativement rapidement. Ce fut assez facile car les idées ne manquent pas dans ma ptite tête. A midi nous aurions donc des petits gâteaux de chou-fleur accompagnés de salade verte pour Tit Cœur et moi, de boulghour pour les filles (je tiens à ce que les filles mangent des légumes variés à chaque repas et le chou-fleur ne déroge pas à la règle, mais Pomme d’Amour n’aimant pas ça, il faut ruser pour le lui faire apprécier. Sous forme de petits gâteaux, ce serait parfait).

Le chou-fleur et le boulghour venant de ma coopérative bio, la salade et les œufs directement du marché, tout était parfait. Achetés presque tous sans emballage (seul le boulghour avait dérogé à la règle), nous allions avoir dans nos assiettes du bon, du sain, et du « propre » comme j’appelle ça.

 

En rentrant après la balade, je disposais d’une heure pour préparer le repas. Aucun problème, fingers in ze nose.

Une heure plus tard, les gâteaux terminaient de cuire dans le four, les filles regardaient un épisode de leur dessin animé préféré

« Masha et Michka », je venais de finir de remplir le lave-vaisselle, j’avais mis la table et Tit Cœur rentrait de son footing du dimanche. La Mom était au top, mission réussie. C’était super tout ça et j’étais satisfaite de moi, mais en regardant tout ce que j’avais fait en une heure juste pour un déjeuner classique pour nous 4, je me demandais alors ce que les autres penseraient de tout ça, de mon mode de vie, notre envie d’écologie, ma volonté du 100% fait maison… Les premiers mots qui me vinrent en tête furent« débile, prise de tête, planète ».

 

Mince alors, si l’image que renvoie une pratique de réduction des déchets et d’alimentation équilibrée et saine est celle d’une

nana qui court partout comme une débile et qui se prend la tête pour trouver des solutions pour sauver un bout de sa planète, il y a peu de chances que le plus grand nombre d’individus s’y mette… Il fallait que je tire ça au clair. Ni une ni deux, la

question fut posée aux amis ZD également lancés dans l’aventure, que ce soit depuis des années ou deux heures. Comment décriraient-ils en 3 mots notre démarche commune ? Plus de 70 personnes ont eu la gentillesse de participer à mon ultra mini sondage et les résultats, les voilà :

 

Se lancer dans une démarche de réduction des déchets, c’est d’abord une PRISE DE CONSCIENCE. C’est la VOLONTE d’améliorer sa SANTE, de RESPECTER et de PRESERVER la PLANETE et tout son ENVIRONNEMENT.

Pour cela, il faut savoir faire preuve de CREATIVITE et d’ORGANISATION. Ce CHANGEMENT peut être DUR, PRENANT, et les débuts peuvent être DIFFICILES. Mais une fois lancés, avec PERSEVERANCE, en modifiant notre MODE DE VIE de façon PROGRESSIVE, nous constatons un véritable BIEN-ETRE. Parfois MINIMALISTES ou avec des envies de DESENCOMBREMENT, nous réfléchissons à VIVRE MIEUX et avons CHACUN NOTRE RYTHME. Nous ne nous jugeons pas, nous essayons de faire preuve de SOLIDARITE.

Notre portefeuille nous remercie car nous réalisons également de belles ECONOMIES.

Nous pouvons PARTAGER avec nos ENFANTS de belles choses en les IMPLIQUANT et en leur expliquant ce qu’est l’ECOLOGIE et la NECESSITE de PRESERVER nos RESSOURCES. Nous faisons en sorte de montrer l’EXEMPLE tout en faisant autant que possible preuve de SIMPLICITE.

Pour certains c’est un CHALLENGE, pour beaucoup un DEVOIR. Cette BATAILLE demande parfois du TEMPS et on se sent parfois un peu SEUL car nous nous retrouvons de temps en temps face à des ECHECS cuisants. Nous sommes parfois amenés à nous REMETTRE EN QUESTION. On peut critiquer notre envie de SIMPLICITE qui pourrait pour certains s’apparenter à une REGRESSION. Mais nous gardons ESPOIR, nos EFFORTS sont souvent RECOMPENSES et nos réussites sont GRATIFIANTES. Nous sommes

RESPONSABLES de notre AVENIR et de celui des GENERATIONS FUTURES., et nous en sommes FIERS.

 

Ces mots, ce ne sont pas mes mots, ce sont ceux de dizaines de personnes qui comme nous dans notre famille INZECITY, ont décidé de changer leur vie, d’améliorer leur quotidien et celui des personnes qui leur sont chères. Ces mots ont raisonné en moi intensément. Ces mots étaient aussi tous ceux qui sont en moi à chaque instant.

Oui, j’étais sur la bonne voie, le chemin que moi et ma famille avions commencé à emprunter était vraiment celui que nous cherchions au milieu de notre forêt d’interrogations. Dieu que c’était bon de lire ces quelques mots...

 

Ultra motivée et emplie de volonté, je me suis assise à table le soir, nous avons dîner, heureux et épanouis. Pas du gâteau de

chou-fleur, il n’y en avait plus. Pomme d’Amour avait tout avalé au déjeuner.

Le zéro déchet, bon sang quelle fierté !!!

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